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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 00:01

Quoi de mieux pour attaquer la rentrée que de commencer par une 'curiosité'?!...


Il est des villes où l'on semble prendre le temps de vivre. Profiter du soleil, de la mer, faire les choses tranquillement, plutôt le matin d'ailleurs, le début d'après-midi étant réservé à la sieste. Même dans le cadre du travail, on dirait que l'on s'amuse parfois, et pour mon plus grand plaisir...

J'y ai pensé mille fois à Paris, quand un arbre vient d'être abattu... En attendant qu'il soit remplacé, on prend généralement soin d'adoucir la coupe pour éviter les blessures. La hauteur du tronc permet le plus souvent d'y poser un bout de fesse ou un sac de courses trop lourd avant de retrouver quelques forces.

Alors pourquoi ne pas aller au bout du concept et transformer, comme l'ont fait les Services des Espaces Verts de Toulon, le pauvre tronc d'un Accacia en un siège de premier choix?!
Quelques coups habiles de tronçonneuse et le tour est joué: la souche devient non seulement une assise pratique et confortable, mais aussi presque une 'oeuvre d'art', une sculpture, quoi. L'objet en lui même dépasse sa seule fonction et permet à l'arbre disparu de perdurer...

Même si l'arbre-chaise offre à la petite mémé du quartier la possibilité de se reposer, il est aussi et surtout une curiosité qui ne laissera pas le passant indifférent.
En y regardant de plus près, on se dit que l'acte n'a pas été foncièrement prémédité: la coupe approximative mais non moins réussie a un petit côté spontané. L'arbre, probablement centenaire, a lui aussi été généreux et semble s'être laissé faire...

Je ne vais pas vous écrire un roman sur le sujet, je voulais juste le pointer du doigt avec quelques mots et vous faire partager ce petit plaisir, croisé cet été...

Photo ci-dessous: l'arbre-chaise du Mourillon, sympathique quartier de Toulon...

 

L arbre-chaise Silvere Doumayrou

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 00:01

Quoi?! Qui pose cette question? Non, sérieusement, il n'y a rien de plus magique que le compost!! Imaginez que vous mettiez vos déchets végétaux dans un coin et que, quand vous reveniez, cette 'poubelle végétale' se soit transformée en un bon terreau!...

A votre bon cœur mesdames, messieurs: une peau de banane, une vieille salade, des épluchures de pommes de terre, sans compter les feuilles du jardin & autres tontes de gazon seront le prétexte à un compostage, comprenez une dégradation des matières végétales pour en faire un 'aliment' de choix pour vos plantes adorées!...

Ah, vous avez peur des bestioles?! Rassurez-vous, aucune mort d'homme n'a jamais été enregistrée par morsure de ver de terre! Et puis, sachez que le compost a besoin de toute cette horrible faune microbienne pour se décomposer!! En effet, la magie ne s'opère que grâce à ces 'micro-bestioles' qui vont inlassablement décomposer le matériel végétal avant d'en faire cet or noir qu'est le compost...

 

Celui-ci n'est rien d'autre que la base alimentaire de tout végétal qui se respecte sur cette petite planète. OK, les Drosera (= plantes carnivores), complètent leur alimentation par de la viande et, à l'opposé, les Tillandsia (= 'filles de l'air') se contenteront de l'humidité ambiante pour se satisfaire, mais 99,9% des végétaux ont néanmoins besoin de cette matière première pour se développer...

Je me souviens, tout gamin, de ma première expérience avec le compost: j'avais entassé, dans un container, les déchets végétaux les plus communs de la maison. Après quelques semaines et un pot au trois quarts rempli, je me suis lassé et ai fini par l'oublier. Quelle ne fut cependant pas ma surprise de retrouver, 2 ou 3 mois après, un terreau noir & parfait en lieu et place de mes déchets. Alors, un soir, je me suis assis, j'ai regardé et écouté: je pouvais percevoir un crissement léger,  celui du bruit que faisaient les vers de terre, la nuit tombée, à 'croquer' les feuilles sur le sol, abandonnées. La Nature, ce soir-là, devenait magique, et je venais de comprendre le 'comment' de tout un écosystème...

 

Dix ans plus tard, à Paris, après avoir réaménagé le patio de l'immeuble que j'habitais, j'ai voulu reproduire l'opération afin de permettre aux végétaux que je venais d'installer de subvenir à leurs besoins. Erreur: le chiotte de palier que nous avions sacrifié à cet effet s'était transformé en une nurserie pour moucherons, asticots et autres bestioles rampantes ou ailées: j'ai finalement dû me résoudre à tout jeter et faire une croix sur mon joli projet...

Depuis il existe, dans le commerce, ce que nous appelons maintenant des 'lombricompost': un composteur design, presque d'appartement tant le design est bossé, mais à l'efficacité avérée. Il s'en serait fallu de peu pour que je l'invente!!

 

Je ne suis pas contre l'idée de réserver le composteur aux jardins particuliers ou partagés, publics ou privés bref, à tout lieu extérieur où la matière végétale prendra le temps de se décomposer, au contraire! On n'a d'ailleurs rien inventé: les anciens avaient tous un 'coin compost' dans leur jardin. La matière première issue de cette décomposition allait très vite se déplacer avant d'enrichir naturellement le potager...

 

Il y a de nombreux sites qui parlent du compost ou de l'art de dégrader les matières organiques, il y a même maintenant des 'chefs composteurs' qui seront à même de vous renseigner sur le sujet bien mieux que je ne le fais. Alors, à vos claviers, à vos palettes de récupérations & autres épluchures de potiron!!

 

Photo ci-dessous: un composteur urbain installé dans un nouveau lieu: le joli 'Jardin des Échanges', dans le 19ème arrondissement parisien...

 

Composteur Jardin des Echanges Paris Silvère Doumayrou

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 00:01

 

La petite terrasse de ma cliente, posée sur de vieilles dalles gravillonnées & enclavée entre quelques immeubles bien laids, avait besoin de faire peau neuve.

Quelques années de 'laisser aller' ont fini par la convaincre de m'appeler. Oui mais voilà: le budget était plus que limité...

On a donc tout jeté, passé un coup de Karcher du sol au plafond et, avec 7 ou 8 pots, quelques beaux végétaux et un bon terreau, j'ai pu offrir à ma cliente (et 'à pas cher'), l'espace dont elle rêvait: une terrasse simple, pratique & non moins esthétique. 

 

Ci-dessous: les photos 'avant' et 'après' de cette très modeste réalisation parisienne...


(Ah, et si vous le souhaitez, vous pouvez désormais découvrir ou redécouvrir les photos de mes réalisations sur le lien suivant: http://www.creabook.com/silvere-doumayrou)


Terrasse parisenne à rafraîchir projet Silvère Doumayrou

Petite terrasse urbaine pratique et pas cher Silvère Doumayrou

 

Vous souhaitez parler de votre projet de réaménagement de terrasse? Faites-le sur: contactpepiniere@yahoo.fr...

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Published by Silvère Doumayrou - dans Paysagisme
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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 00:01

On le sait bien, la Nature n'aime pas le vide. Elle a besoin de coloniser, de s'étendre, de pousser, encore et encore, sans limites bien définies, et elle le fait avec un certain talent!!

A l'échelle du jardin, c'est un peu différent: quelques-unes des plantes que l'on a choisies, plantées, parfois même chouchoutées, ont tendance à nous dépasser tant leur croissance est vive et leur besoin d'espace est grand... Il va falloir les canaliser!

 

Le plus fameux de ces végétaux est bien-sûr le bambou. La très grande majorité d'entre-eux développe effectivement des rhizomes aussi puissants que traçants lesquels sont souvent très difficiles à contrôler. Plantons un Phollostachys aurea par exemple: il aura vite fait de former un bosquet et, si rien n'était fait, se transformerait non moins rapidement en une véritable forêt!! Pire encore, après quelques années, ses turions (= rejets) se dresseront comme des épées dans votre pelouse vert immaculé! Combien de week-end gâchés à cause d'un pied perforé?!... Heureusement, il existe des solutions. La plus efficace d'entre-elles est la pose d'une 'barrière anti-rhizomes', à la plantation.


Il y en a de toutes sortes, chacune a son appellation ou sa marque déposée. Une seule cependant s'avère véritablement fiable: vous la reconnaîtrez, elle est noire, faite de polypropylène d'un demi millimètre d'épaisseur pour une hauteur de 70cm. Il n'en faut pas moins pour canaliser un bambou comme devenu fou! (je dois cependant  reconnaître qu'il ne m'a pas encore été donné de la croiser en jardinerie, mais seulement et malheureusement que chez les revendeurs spécialisés!)

En général, quand il rencontre un obstacle, le bambou plonge, part en apnée, bien décidé mais, très vite, doit renoncer... Il a tendance à remonter vers 50cm de profondeur (d'où la hauteur de ces 'barrières'), sans quoi il aura tout le loisir de se déployer et conquérir les espaces vierges de sa présence, quitte à passer sous les fondations du mur mitoyen!

 

Mais, à y regarder de plus près, il n'y a pas que le bambou qui ait cette fâcheuse tendance à pousser bien au-delà de l'endroit où on l'a installé. Je pense à toutes les plantes drageonnantes, cespiteuses ou rampantes: même si leur croissance ou leur gestion est plus aisée que celles du bambou, il y a quantité de végétaux qui auront vite fait de vous déborder.


Je pense à la Prêle (Equisteum) en particulier. Voici un végétal qui ne peut s'empêcher d'avancer, de coloniser, de dépasser le cadre dans lequel on souhaite le voir se développer. Pas de miracle: à moins de l'installer dans un cube en béton armé, il faudra prévoir de le 'barrière anti-rhizommer'!! C'est d'ailleurs également la meilleure façon de lui conserver un port 'groupé', sans quoi son attrait esthétique se diluerait...

Mais c'est loin d'être le seul, je pense également à Macleaya cordata, qui ressort à plus d'un mètre d'où on l'avait plantée et un petit peu plus chaque année, aux Pétasites par exemple, lesquelles s'avèrent absolument incontrôlables, même en container, ou encore aux Hémérocalles qui n'ont de cesse de gagner du terrain si rien n'est fait, et qui compromettent généralement l'existence des plantes qui les entourent...

 

Pour les végétaux drageonnants mais de croissance plus modeste comme Pachysandra terminalis, Ajuga reptans ou Cornus canadensis, un simple coup de bêche de temps en temps suffira à limiter leur expansion. L'opération aura également pour avantage de vous offrir quelques pieds que vous pourrez ensuite distribuer.

Il y en a tellement d'autres, je pense notamment à Erigeron karvinskianus, Helxine soleirolli, Lysimachia nummularia et j'en passe!! Pour tous ces végétaux, il conviendra de les diriger, de les contenir, en désherbant régulièrement afin de limiter leur extension au détriment, encore une fois, des végétaux qui les côtoient.

 

Enfin, il existe également de nombreuses annuelles qui n'ont de cesse de se ressemer comme Nigella damascena, les Cosmos, Lunaria annua et j'en passe qui, souvent, deviennent  envahissantes, aussi je ne peux que vous conseiller de savoir correctement identifier les jeunes semis afin de ne garder que le nécessaire pour le jardin.

 

Vous l'aurez compris, tout l'art du jardinage consiste à canaliser, à contrôler la croissance des végétaux, même s'il faut parfois envisager de les contenir, de les diriger ou, au pire, de s'en séparer...

 

Ci-dessous et pour illustrer ce modeste article qui ne peut qu'effleurer le sujet, je vous propose la photo d'une douce invasive: Schlerautus uniflorus (plante rare), immortalisée en début ce de printemps à Saint Jean de Beauregard...

 

Scleranthus uniflorus Silvere Doumayrou

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 00:01

Plus qu'un projet: une rencontre. Par hasard sur un parking. La cliente voulait transformer son jardin. Retraitée, avec ce budget elle aurait pu faire un joli tour du monde, rapporter quantité de souvenirs, d'émotions & de rencontres glanées sur les cinq continents... Mais elle a préféré transformer l'espace dans lequel elle passe, entouré de ses proches, le plus clair de son temps: son jardin.

 

Cela impose le respect autant de la cliente que des lieux. 'Nous' d'abord, puis 'je' ensuite, avons essayé de donner à l'espace une nouvelle dimension sans le trahir. Deux Pins semblaient contrôler les lieux et donner leurs directives avant même qu'un début de projet soit esquissé...

Le résultat a dépassé les attentes de la cliente et ses critiques n'ont fait que m'encourager dans ce type de projet: du vrai, du 'sur mesure' qui s'inscrit dans le temps.

 

'Parce qu'être heureux dans son jardin entouré de sa famille ça n'a pas de prix. Pour tout le reste il y a Eurocard-Mastercard!'...

 

Jardin près de ParisPas japonais en Kandla, bambous & gazon en rouleaux

 

Terrasse abandonnée, mobilier fatiguéTerrasse en Pin, jardinière intégrée

 

Pas japonais en pierre reconstituéeLames de terrasse en Pin autoclave, plantes d'ombre

 

Terrasse délaissée et basard accumuléTerrasse en Pin sur mesure, jardinière intégrée

 

Fougère, lames de terrasse en Pin, Fargesia en pot terre cErable du Japon, terrasse en Pin et plantes de terre de Bru

 

Jardinière sur mesure en Pin autoclave, plante d'ombre, ga


Vous rêvez depuis longtemps de donner à votre jardin délaissé ce petit air de vacances qui lui manquait? Arrêtez de rêver et écrivez-moi à l'adresse suivante: contactpepiniere@yahoo.fr! 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 00:01

On invente plein de journées de commémoration, d'entre-aide ou de célébration, comme récemment celle de la femme, de la solidarité, de la gentillesse, celles pour lutter contre le sida ou le cancer, contre le racisme, sans oublier entre autres, celles du patrimoine ou de la Terre... 

Très bien. Mais alors à quand la 'Journée de la Terrasse'? Oui, une journée (le week-end si possible), que l'on consacrerait uniquement et pleinement à sa terrasse, son balcon ou même son petit rebord de fenêtre?!...

 

Je dis cela parce que c'est le 'printemps' depuis quelques heures seulement et qu'il est grand temps de mettre le nez sur son balcon ou sa terrasse pour lui redonner un petit coup de frais avant de profiter des beaux jours, une fois arrivés.

Il y a tellement à faire qu'une seule journée ne suffira probablement pas mais, bloquer 7 ou 8 heures de votre précieux temps sera déjà grandement apprécié!

 

Je vous passe le chapitre sur la taille, le surfaçage, le rempotage et autres activités en 'age' qu'il est bon de faire en sortie d'hiver, j'en ai déjà parlé et vous promet de faire quelques piqûres de rappel si besoin était. Non, je voudrais attirer votre attention sur une activité bête & méchante qui consiste à nettoyer le sol de votre terrasse (j'en vois quelques-uns qui savent très bien de quoi je parle et qui déjà se découragent!...)

 

N'allez pas chercher mille produits pour venir à bout de la saleté ou de la mousse incrustés dans vos lames de terrasse et autres dalles gravillonnées, vous n'avez besoin que d'un seul allié: le 'nettoyeur haute pression', s'il vous plaît!

Plus souvent appelé par le nom de la marque qui a particulièrement bien développé le produit, (sans compter quelques-unes des fameuses tirades d'un ancien ministre de l'intérieur) le 'Karcher' devrait, comme le 'Frigo', bientôt rejoindre le dictionnaire...

 

Eh oui, quelque soit le revêtement de votre terrasse (dalles, bois, composite...), vous n'avez essentiellement besoin que d'une machine. Oubliez les produits 'nettoyants', 'anti-mousse' et  autres actions 'thermiques', ils ne font qu'alourdir la facture et leur utilité est loin d'être prouvée... (sauf peut-être pour les tâches de gras fraîchement apparues autour du barbecue!!)

Préférez une simple action 'mécanique' qui consiste à propulser de l'eau sous pression pour soulever, décoller, puis éliminer la crasse accumulée...

Pendant cette opération, n'oubliez-pas d'insister sur les joints entre les dalles ou caillebotis, afin que les déchets soient convenablement évacués.

Pour les dalles gravillonnées, n'hésitez-pas à faire 4 passages (dans chacun des sens de la dalle) pour venir à bout du CO2 incrusté au fil des années (avec certaines mousses, le plus dur à déloger!) Procédez toujours 'en avançant', de façon à ne pas 'salir' les dalles déjà nettoyées.

 

Pour les supports plus fragiles comme le bois ou les briques, vous tâcherez de réduire la pression disponible: il ne s'agirait pas d'abîmer les fibres du bois ou de décoller les joints de mortier. Préférez la brosse rotative à la lance ou prenez de la distance entre cette dernière et le support.

Même si l'action du Karcher peut paraître magique et rapide sur une dalle ou sur un seul mètre carré de bois, l'opération s'avère rapidement longue et fastidieuse quand il s'agira de venir à bout de votre terrasse. Promis: vous aurez le bras endolori et le dos cuit!! (sans parler du 'tennis elbow' qui s'en suit!) Notez que si vous n'avez pas un équipement adapté (bottes, pantalon étanche et gants), vous serez très vite trempés jusqu'aux os et profondément découragés!!

 

Si vous ajoutez à cela le coût d'un tel équipement, je vous conseille simplement de faire appel à des professionnels, lesquels auront vite fait de transformer votre terrasse grisonnante & délaissée en un espace agréable et 'proprêt'.

 

Photo ci-dessous et pour illustrer ces quelques lignes: un petit 'avant-après' sur des dalles que l'on aura prit soins d'oublier quelques années durant, lesquelles retrouvent, en quelques minutes seulement, leur aspect d'antan!... 

 

Dalles passées au nettoyeur à haute pression (avant-aprè

 

Votre terrasse ressemble à la partie gauche de la photo? Il y a urgence: il faut intervenir!! Contactez-moi à  l'adresse suivante: contactpepiniere@yahoo.fr...

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:01

 

Bah oui, qui n'a pas rêvé d'avoir un gros caillou dans son jardin? Qu'il vous rappelle Perros-Guirec, la Forêt de Fontainebleau, les Comores ou même le Japon, y'a pas à dire: un rocher ça fait rêver!!

Bon, j'avoue, dit comme cela, ça fait plutôt douzième degré. C'est vrai. Mais le sujet est sérieux, un peu, surtout quand il s'agira de le choisir, de bien l'installer et de le végétaliser.


Alors, un caillou ou un rocher c'est quoi? C'est un petit bout de 'Nature' dans son jardin, un fragment de paysage, un début de décor végétal...

Certes on connait tous la 'meulière', une roche originaire du bassin parisien, avec laquelle on a certainement réalisé les rocailles les plus moches qu'il puisse exister!! (bah oui, c'était pratique de ficher des Joubarbes & autres couvre-sols dans les creux de la pierre, mais pas forcément très esthétique!)

Heureusement, on trouve aujourd'hui quantité de roches bien plus intéressantes, naturelles et 'photogéniques' qu'il y a quelques années, je pense notamment au granit, au schiste, au grès, au basalte et j'en passe. Une quantité incroyable de formes, de couleurs et de matières est maintenant disponible chez les spécialistes.

Exit donc la pierre dite 'reconstituée', en fontaine ou 'pas japonais', il n'existe rien de plus mauvais goût même si, en la matière, des progrès ont été faits...

 

Avant d'installer un caillou dans son jardin, il faut aménager son terrain: le modeler, lui donner des formes, créer des courbes & des mouvements. L'idée du rocher s'associe à une certaine dénivellation du sol. Ce n'est certes pas systématique (je pense aux Jardins Zen), mais va généralement de pair.

Celui-ci doit être stable, aussi faut-il prévoir de l'enterrer plus ou moins profondément selon sa forme ou sa hauteur. Un caillou type 'galet' peut pratiquement se poser, alors qu'une forme 'totemique' nécessitera un enfouissement d'un bon tiers de sa hauteur (surtout s'il vient de Stonehenge ou de l'Ile de Pâques!...)

Le fond de la fosse sera correctement tassé afin d'éviter que le caillou installé bouge avec le temps, mieux encore, un tapis de sable ou de 'grave' sera déposé en une épaisseur suffisante pour garantir sa stabilité.

 

Une fois le (ou les) caillou installé, il convient d'imaginer l'espace qu'il va créer, le paysage qu'il va suggérer: le végétal va s'en charger...

Pour une installation réussie (donc esthétique & naturelle) les végétaux vont devoir le coloniser, s'appuyer sur l'identité qu'il donne à l'espace, l'intégrer... Après plantation, il faudra être convaincu que le caillou autant que les végétaux ont toujours été là.

On peut gagner un peu de temps pour donner un aspect naturel au rocher (surtout quand il est lisse et 'propret') en le badigeonnant de yaourt, lequel activera l'installation de mousses & autres lichens...

N'hésitez-pas à planter proche, presque 'collé' au rocher, afin de donner à la scène la sensation qu'elle est naturelle, que roche & végétal ont toujours cohabité, qu'ils font partie d'un même ensemble.

 

A son installation, le rocher, le caillou ou le galet doit pouvoir représenter l'une des trois hauteurs qu'il vous est donné de contempler. Le sol est la base, végétalisé ou non (Helxine ou gravier) et les arbres ou arbustes donneront de la hauteur & un peu d'ombre en arrière plan. Le caillou devient cet 'entre-deux' qui relie la terre au ciel...

Avec un peu de temps (et de talent!), le caillou se patinant, les végétaux se développant, la scenette créée de toute pièce sera bientôt un coin du jardin où il fait bon s'arrêter, agréable à contempler...

 

Ci-dessous et pour rebondir sur le titre: photo d'un enrochement réussi au Parc Floral de Paris...

 

Enrochement fougères Parc Floral Silvère Doumayrou

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 00:01

Alors: pour ou contre les produits 'phytosanitaires'?

Il est certain que je ne prendrais pas le temps d'écrire ces quelques lignes si je considérais que l'on ne peut pas vivre sans, à moins d'avoir des actions chez quelques-uns des grands groupes industriels qui nous assomment de leurs produits chimiques...

Mais c'est loin d'être le cas!!

 

Comme j'ai coutume de le dire: 'Une plante en bonne santé est une plante qui n'est pas malade!' Certes, cela ressemble à une Lapalissade, mais ce n'en est pas une!

En substance, cela veut dire qu'une plante qui évolue dans de bonnes conditions de culture est généralement peu sujette aux maladies. Aussi, et c'est la base, convient-il de donner toujours le meilleur aux végétaux que vous installez (container, substrat, exposition, arrosage) 

Il s'agira déjà de choisir vos végétaux en fonction de votre exposition. Ensuite, vous bosserez votre substrat pour leur apporter les meilleures conditions de culture qu'il soit. Enfin, il conviendra de leurs délivrer l'arrosage le plus adapté à leurs besoins.

 

Cela étant fait, vous n'êtes certes pas à l'abri d'une attaque de pucerons, de cochenilles ou autres araignées rouges. Je vous l'accorde. Mais alors c'est qu'il y a quelque chose qui pèche: l'hygrométrie en est souvent la raison (= trop ou pas assez d'eau) Il ne tient donc qu'à vous de juguler ce problème. Souvent les parasites s'installent sur des végétaux qui sont soit affaiblis, soit en mauvaise santé. En container par exemple, on le sait bien, les plantes souffrent rapidement de carences en nutriments. Cela entraîne par exemple des 'chloroses' (= feuilles qui éclaircissent, puis jaunissent) dues essentiellement à un manque de fer. Il existe certes des produits de substitution, mais pourquoi prendre des vitamines quand l'on a une bonne alimentation?... C'est pareil pour les plantes. Pensez donc à surfacer généreusement & chaque année vos végétaux, en début de printemps, avec un bon compost organique ou autre engrais biologique à diffusion progressive (= solide)

 

Vous êtes plutôt d'accord avec ça, mais vous allez me demander: 'Qu'est-ce que je fais de mes cochenilles, de mes othiorynques, de mes pucerons & de mes chenilles?...'

Très simplement, j'ai envie de vous répondre que vous vous débarrasserez de vos cochenilles avec du savon noir & un coton tige (sans oublier d'augmenter l'hygrométrie), après quoi, vous serez vigilants & les détecterez à la première apparition, bien avant que vos végétaux en soient remplis. Vos othiorynques vont s'amuser avec les feuilles de vos plantes sans véritablement les mettre en danger (restez cependant sur vos gardes, les larves se cachent dans le substrat & sont facilement repérables lors d'un rempotage: elles ressemblent à de gros vers bien gras type Koh-Lanta!) Les adultes sortent la nuit et, à moins de les attraper à la frontale un par un, il n'est pas véritablement de produit chimique qui puisse vous en débarrasser. Pour vos pucerons, achetez des larves de coccinelles, boulimiques par nature, elles arrivent à engloutir chaque jour près de 170 d'entre-eux! Vous les trouverez sur du pop-corn & sous plastique emballées dans votre jardinerie préférée. Bon et puis pour les chenilles, après quelques piercing sur les feuilles de vos végétaux adorés, elles auront vite fait de se transformer en papillons que vous aurez plaisir de contempler sur votre balcon...

 

Il existe des milliers de 'remèdes de grand-mères' pour lutter contre ces parasites sans avoir à utiliser de produits chimiques. On y revient & c'est plutôt bien. Vous trouverez sur Internet une mine d'informations sur le sujet que l'on appelle la 'lutte bilogique', laquelle je vous conseille vivement d'adopter. 

 

Pour résumer: sachez que les produits phytosanitaires font autant de mal aux parasites qu'à vos végétaux & coûtent souvent bien plus cher que la lutte 'écolo'.

 

Ci-dessous: pour illustrer ces quelques lignes, je vous propose la photo d'un abri pour insectes que l'on appelle 'auxiliaires', prise au Parc de Bercy, à Paris...

 

Nichoir pour 'auxiliaires' Parc de Bercy Silvère Doumayrou

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 00:01

Et réciproquement!! L'homme me fait rire parfois avec son obsession à tout recouvrir de bitume, à coller du béton partout, à tout aplanir!... Un seul mot d'ordre: faire table rase, tout doit disparaître, faut faire 'propre'!

Le plus drôle, c'est quand il se risque à planter quelques arbres (une histoire de 'cahier des charges', certainement) pour faire semblant de mettre 'du vert', d'arborer ou d'ombrer une place de parking. S'il en a le courage, il devra se frayer un chemin entre tuyaux, canalisations & autres fers à béton. Mais c'était sans compter sur la terrible vengeance des plantes, une vengeance bien méritée!...

 

A grand renfort de machines, outils & nouvelles technologies, l'homme ne cesse de grignoter les espaces naturels dont il a besoin pour sa survie. Objectif: tout contrôler, stabiliser, encourager sa suprématie. C'est drôle de voir qu'en fait on en est loin, que les arbres qu'il plante ne tiennent pas en place, ils poussent, envers & contre tout, grandissent, encore & encore, jusqu'à déformer la chaussée ici, soulever le bitume ou déjointer les trottoirs par-là...

 

En ville, ils avalent parfois les panneaux de signalisation, les poteaux, enserrent ou soulèvent des plaques d'égouts. A la campagne, ils digèrent les barbelés qui les blessent ou font du hula-hoop avec des roues de charrettes.  Même dans la Nature ils composent avec la roche, s'immisçant dans les fissures qu'a créé le temps, leurs racines devenant aussi souples que de la pâte à modeler.

 

Mesdames, Messieurs, sachez que la Nature a toujours le dernier mot, quoi que vous fassiez!! Une fuite dans une gouttière et c'est très vite un Budleia ou un Betula qui s'installe. En plus de l'eau livrée à domicile, il trouvera de quoi se sustenter en plongeant ses racines dans le mortier.

Aucun aménagement urbain n'est épargné: pavages, trottoirs, parkings ou escaliers, rien ne pourra plus l'arrêter! Malgré une surveillance accrue, des matériaux ou des engins sophistiqués, l'architecture est maltraitée. Une fissure récemment apparue, un pavé mal jointé deviendront rapidement des arguments à une colonisation végétale ininterrompue.

La première à s'installer est la mousse, en missionnaire qu'elle est, quelques vivaces (plus couramment appelées 'mauvaises herbes') se développeront ensuite, avant que quelques graines d'arbres viennent parachever le travail entamé...

 

Toute tentative de contrôle de la Nature semble vain, celle-ci ne supportant pas le vide et n'étant pas disciplinée, elle saute sur chaque occasion pour s'installer...

Je ne vais pas aligner les mots, les idées ou les exemples indéfiniment pour montrer combien la 'nature' est plus forte que la 'culture', que les végétaux sont plus pérennes que les matériaux et que l'emprise de l'homme sur la vie n'est qu'un CDD qui prend fin dès qu'il a le dos tourné. Non, je ne fais que constater, non sans plaisir, que la force de la Nature est définitivement plus grande que l'arrogance du 'bipède relevé'!...

 

Ci-dessous: modeste photo prise à Arles, de racines de Pinus pinea déformant la chaussée au point de dévier la circulation en attendant que 'des mesures soient prises'...

 

Racines de Pin soulèvent le bitume Silvère Doumayrou

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 00:01

 

Bah oui, il n'est pas de travaux au jardin ou même de 'terrasse' sans de bons outils. Des outils oui, en bonne santé, aussi! Il y a de nombreuses choses que nous ne pouvons faire sans eux: je pense à la taille, au binage, au bêchage & j'en passe...

 

Alors et si vous le voulez bien, j'aimerais parler, avant d'aborder l'entretien de ces outils, de leur choix au moment de l'achat. Cela peut paraître chiant comme ça, mais c'est crucial!! Je pense à ma mère: elle achète 'à pas cher' des outils de mauvaise qualité qu'elle doit remplacer pratiquement chaque année (vu que leur durée de vie est éphémère!) En effet, quand ce n'est pas le bois qui lâche à la première utilisation, c'est le fer qui se plie à la moindre pression! Et je ne parle même pas des griffes de jardin qui, très vite, ressemblent à des poulpes écrasés tant le métal utilisé est de mauvaise qualité! Marre de ces produits 'good looking' qui nous lâchent au premier 'gardening'!!


Non, ne faites pas comme ma mère: achetez des produits de qualité, quitte à les payer 2 à 3 fois plus cher, vous vous y retrouverez autant dans le temps que dans la facilité d'utilisation. Prenons la bêche par exemple: dès que vous voyez de la couleur (= peinture), vous pouvez être sûr que cela cache la qualité du fer que vous utiliserez. Évitez!! (et même si le rouge est votre couleur préférée!!)

Évitez également les manches en Pin à 'pas cher' (même si généreusement vernis) trop courts la plupart du temps et qui se terminent souvent par une poignée plus esthétique que pratique! Préférez un bon vieux manche en chêne ou en fibre si vous aimez, ce dernier est très résistant mais il a pour défaut de transmettre, voire d'amplifier, les vibrations. Comme dirait Laspalès: 'C'est vous qui voyez'!...

 

Après l'achat (le bon), assurez-vous de garder votre matériel en bon état. Que ce soit pour le manche ou pour la partie métal, outil ne rime pas avec pluie!! Gardez-les à l'abri de l'humidité en les remisant systématiquement dans un endroit sec & tempéré. Mais ce n'est malheureusement pas tout: nettoyez vous outils!! Je sais, c'est pénible de laver un fer de bêche, de le débarrasser de la terre qui s'y est généreusement amalgamée, de l'huiler ou de l'affûter s'il le fallait mais, quand vous le réutiliserez, vous serez content de l'avoir fait!!


Prenons le cas d'une pèle par exemple: si vous ne prenez pas le soin de la nettoyer après utilisation, vous risquez d'avoir un outil qui pèse 3 tonnes (genre enclume), tant la terre argileuse de votre jardin se sera accumulée que vous ne pourrez plus la soulever (c'est bizarre, j'ai comme l'impression que cela vous est déjà arrivé...) Je vous passe le chapitre sur la corrosion, mais sachez que même le meilleur fer de bêche s'oxydera avant de rouiller si vous ne l'entrennez pas.

Nettoyez vos lames, affûtez-les (sécateurs en particulier), avant de les huilier. C'est pénible, je sais, mais un jour vous me remercierez! (et puis, que faire d'autre pendant l'hiver?!)

Vous pouvez certes 'racheter' encore & encore mais, croyez-moi, il n'est pas de meilleurs outils que ceux de nos aïeux...

 

Allez, je ne vais pas m'étendre sur le sujet, il ne vous plaît pas plus qu'à moi, j'espère juste qu'il vous aura diverti?!

 

Ci-dessous: photo de deux bêches, l'une à pas cher n'ayant plus que ses yeux pour pleurer car il est rapidement devenu impossible de l'utiliser, l'autre, de bien meilleure qualité, se réjouissant des travaux qu'elle pourra effectuer...

 

Bèches outils de jardinage Silvère Doumayrou

Vous avez des questions sur les outils? Merci de ne pas me les poser à l'adresse suivante: contactpepiniere@yahoo.fr!

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Published by Silvère Doumayrou - dans Sujets généralistes
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